Abxylute 3D One : une console portable avec un écran 11″ en 3D sans lunette

L’Abxylute 3D One n’est pas une console portable comme les autres. À mi-chemin entre tablette Windows, PC gaming nomade et console hybride, elle tente un pari rarement vu sur ce segment déjà encombré : proposer un affichage 3D stéréoscopique sans lunettes, piloté par eye tracking, dans un format censé rester transportable. Sur le papier, l’idée est audacieuse, presque rétrofuturiste, et évoque autant la Nintendo 3DS que certains écrans professionnels très haut de gamme. Dans les faits, la 3D One est un objet massif, coûteux et techniquement ambitieux, qui semble assumer un positionnement de niche très affirmé.

L'Abxylute 3D One mêle console portable, tablette et PC gaming avec un affichage 3D sans lunettes piloté par eye tracking. Un objet audacieux et futuriste qui vise une niche exigeante.

Un écran de 11 pouces à 120 Hz et en 3D

Le cœur du projet Abxylute 3D One, c’est clairement son écran. On parle ici d’une dalle IPS de 10,95 pouces, au format 16:10, affichant une résolution de 2560 x 1600 pixels. Cette définition élevée, combinée à une fréquence de rafraîchissement commutable 60 Hz ou 120 Hz, place la console au-dessus de la majorité des machines portables actuelles en termes de confort visuel pur. La luminosité annoncée est de 480 cd/m², avec une couverture sRGB à 100 %, ce qui en fait un écran parfaitement exploitable aussi bien pour le jeu que pour la consommation de contenus ou même certaines tâches créatives.

Là où la 3D One se distingue réellement, c’est avec son affichage 3D sans lunettes. Deux caméras frontales, associées à un éclairage IR, suivent en temps réel la position des yeux de l’utilisateur et ajustent dynamiquement la projection de l’image afin que chaque œil reçoive la bonne vue. Le système fonctionne dans une plage d’environ 30 à 50 cm et tolère des mouvements horizontaux et verticaux relativement larges. Résultat : une image en relief stable, sans nécessité d’accessoire externe. La 3D est optimale dans un environnement plutôt sombre, elle consomme plus de ressources, et tous les contenus ne sont pas égaux face à ce rendu, notamment les interfaces chargées ou les jeux non optimisés.

L'Abxylute 3D One embarque un écran IPS 11 pouces en 2560x1600 à 120 Hz, combiné à une technologie 3D sans lunettes via eye tracking. Une expérience visuelle unique et immersive pensée pour le jeu et les contenus créatifs.

Des puces Intel pour le CPU et le GPU

Sous le capot, la Abxylute 3D One repose sur une plateforme Intel Lunar Lake, avec un Core Ultra 7 258V. Il s’agit d’un processeur à 8 cœurs et 8 threads, combinant cœurs performants et efficients, avec des fréquences pouvant atteindre 4,8 GHz pour les P-cores. Ce choix n’est pas anodin. Abxylute met en avant la présence d’un NPU puissant, censé accélérer les traitements liés à la 3D, notamment la conversion de contenus 2D en pseudo-3D via IA et la gestion de l’eye tracking. Sur le plan théorique, cette orientation se tient. En pratique, cela signifie que la machine est pensée autant comme un dispositif expérimental autour de la 3D que comme une console gaming classique.

La partie graphique est assurée par un iGPU Intel Arc Graphics 140V. Ses performances se situent dans la moyenne haute des solutions intégrées actuelles, comparables à celles que l’on retrouve dans d’autres consoles Windows portables équipées de puces similaires. En 2D, la plupart des jeux récents restent jouables à condition d’ajuster résolution et détails. En 3D, la donne change. Le rendu stéréoscopique double en quelque sorte la charge de calcul, et certains titres voient leur framerate chuter de manière significative. Abxylute contourne partiellement le problème via trois approches : des jeux optimisés au niveau moteur, un support des contenus side-by-side issus du monde VR, et une conversion IA générique. Les résultats sont variables. Certains jeux bénéficient d’un effet de profondeur convaincant sans trop sacrifier la fluidité, d’autres deviennent difficiles à jouer.

Une connectique très complète

La connectique de la Abxylute 3D One est étonnamment complète pour une machine portable. On y trouve un port Thunderbolt 4 capable de gérer stockage externe, eGPU ou écran 4K, un port USB-C full function compatible DisplayPort et charge rapide, un port USB-A 3.2 Gen 1, une prise jack 3,5 mm, ainsi qu’un lecteur microSD UHS-II. À cela s’ajoutent le Wi-Fi 6E, le Bluetooth 5.3 et un connecteur magnétique pour le clavier optionnel. Cette richesse rapproche clairement la 3D One d’un PC ultraportable plus que d’une console traditionnelle, et renforce son image de machine polyvalente, pensée pour être utilisée aussi bien sur un bureau que sur un canapé.

Avec sa connectique riche (Thunderbolt 4, USB-C, USB-A, microSD, jack), l'Abxylute 3D One se rapproche d’un PC ultraportable. Une polyvalence assumée pour un usage aussi bien nomade que sédentaire.

Des manettes détachables

La console adopte un système de manettes détachables rappelant immédiatement la Nintendo Switch ou la Lenovo Legion Go. Chaque contrôleur dispose de sticks Hall effect pleine taille, d’une croix directionnelle à huit directions, de gâchettes analogiques et de pavés tactiles à la manière du Steam Deck. La qualité perçue est globalement bonne, mais l’ergonomie divise. Le poids important de l’écran rend l’utilisation en mode portable fatigante sur la durée, tandis que les manettes seules sont décrites comme légèrement déséquilibrées. L’intérêt principal de ce design réside finalement dans l’usage en mode tablette posée sur sa béquille, avec les contrôleurs séparés, ce qui correspond davantage à la philosophie 3D One.

L'Abxylute 3D One intègre des manettes détachables façon Switch, avec sticks Hall effect, gâchettes analogiques et pavés tactiles. Un design pensé pour un usage en mode tablette avec manettes séparées.

Un gros bébé : plutôt un PC portable dans un form factor de console

Avec 365 x 171 x 47 mm et un poids de 1,11 kg avec les manettes attachées, la Abxylute 3D One est tout sauf compacte. Même sans les contrôleurs, elle reste massive et lourde pour un usage réellement nomade. Ce gabarit impose une vision très différente de la console portable. Ici, on parle plutôt d’un PC Windows transportable, conçu pour être posé sur une table, un bureau ou les genoux, plutôt que tenu à bout de bras pendant des heures. La batterie de 50 Wh confirme cette approche. En jeu exigeant, l’autonomie peut descendre sous l’heure, tandis que des usages plus légers permettent d’atteindre environ cinq heures. Ce compromis taille, poids, autonomie éloigne clairement la 3D One du concept de console mobile au sens classique.

Du bon et du moins bon

Les défauts de l’Abxylute 3D One sont nombreux et difficiles à ignorer. Le premier reste son prix. Avec un tarif de lancement autour de 1 500 dollars, la machine se positionne bien au-dessus de la plupart des consoles portables concurrentes, tout en offrant des performances globales comparables en 2D. La 3D, bien que spectaculaire par moments, n’est ni universelle ni toujours confortable. Certains jeux souffrent de ghosting, d’artefacts ou de baisses de framerate marquées. L’obligation de rester dans une zone de vision précise et la fatigue visuelle potentielle limitent les sessions prolongées. À cela s’ajoutent une autonomie faible en charge lourde, un encombrement important et une ergonomie discutable en mode portable.

À l’inverse, l’Abxylute 3D One propose une expérience unique sur le marché. Son écran est objectivement impressionnant, que ce soit en 2D ou en 3D. La technologie de suivi oculaire fonctionne globalement bien et permet des effets de profondeur impossibles à reproduire sur une console classique. La polyvalence du format, avec clavier magnétique, béquille intégrée et connectique riche, en fait un véritable mini-PC Windows. Pour les passionnés de 3D, de technologies d’affichage ou de contenus immersifs, la 3D One représente un terrain d’expérimentation fascinant, capable de sublimer certains jeux, vidéos et photos de manière très convaincante.

Avec son écran 3D sans lunettes, sa connectique complète et son clavier optionnel, l’Abxylute 3D One se rapproche d’un mini-PC Windows. Un appareil hybride pensé pour les passionnés de technologie et d’affichage immersif.

Abxylute 3D One : une console portable pour les nerds ?

La console portable Abxylute 3D One est un produit radical, presque provocateur. Elle ne cherche pas à séduire le grand public ni à concurrencer frontalement le Steam Deck ou la ROG Ally. Elle s’adresse à une niche précise : celle des technophiles, des amateurs de 3D et des utilisateurs prêts à accepter de lourds compromis pour vivre une expérience différente. Plus qu’une console portable, c’est un PC Windows atypique, pensé autour de son écran et de sa technologie d’affichage. Brillante par certains aspects, frustrante par d’autres, la 3D One incarne parfaitement les limites et les promesses d’un concept encore expérimental.

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Jiti
Amateur de pop culture et de jeux vidéo, je partage mes passions sur le web. Je produis des contenus sur ce blog, sur YouTube et TikTok. Vétéran de l'Internet, j'ai commencé à bloguer au début des années 2000 et je suis toujours là !